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Robert
Moss WAY OF THE DREAMER |
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| LORSQUE RÊVER DIVIENDRA UNE CULTURE Je rêve quun jour nous redeviendrons une Société de rêveurs. Dans «une Culture du rêve», les rêves ont de la
valeur et sont célébrés. Pour la plupart des gens, la première chose quils
font le matin, cest de partager leurs rêves et chercher leur signification.
La communauté reflète lénergie et la perception des rêves dans la vie
quotidienne. Dans «une Culture du rêve», personne ne dit: «cest
seulement un rêve» ou encore «dans vos rêves, jeune homme». Il est reconnu que
les rêves expriment à la fois des désirs et des expériences de lâme; quen
rêvant lâme voyage au-delà des limites de lexistence et quelle
revient nantie de cadeaux venant dune réalité supérieure. Les traditions du rêve comme celles des aborigènes australiens, celles
des Améridiens et celles des anciens peuples de lEurope -- reconnaissent que le
monde des rêves est réel et, peut-être même, plus réel que la plus grande partie de
notre vie en éveil dans laquelle nous trébuchons souvent comme des somnambules. Dans les
rêves importants, nous nous éveillons à une réalité plus large. Les rêveurs
savent quune des fonctions principales du rêve est de nous garder en contact avec
nos intuitions curatives, créatrices et spirituelles dans une réalité
habituellement inaccessible à notre perception habituelle. Une autre fonction vitale du rêve consiste à nous préparer à faire face aux
défis qui nous attendent dans notre vie de tous les jours. Les personnes qui
rêvent savent que nous rêvons le futur. Un rêveur iroquois, que je connais, dit:
«Rien narrive qui nait été auparavant rêvé». Si vous pouvez rêver
le futur, peut-être pouvez-vous également laméliorer en faisant un usage
intelligent de linformation. Si, au sein de notre société, on
honorait les rêves, notre monde serait différent et magique
et voici de
quelles manières:
Nos relations personnelles seront plus riches, plus intimes et plus
créatrices. Il y aura moins de prétextes et de refus. En partageant nos
rêves, nous surmontons les tabous qui entravent la libre expression de nos vrais besoins
et sentiments, tout en nous permettant de nous ouvrir aux autres. 2. Vie de famille et distractions familiales. À quoi avez-vous rêvé? est la première question posée autour de la table
dans une famille de rêveurs. Dans
notre «Culture du rêve», des familles partout partageront leurs rêves et récolteront
leurs cadeaux dhistoire, de compréhension mutuelle et de guérison. Les parents écouteront les rêves de leurs
enfants et les aideront à faire face et à surmonter les terreurs des cauchemars.
Mieux encore, les parents apprendront de leurs enfants, car les enfants sont de
merveilleux rêveurs. Ceci peut être mauvais pour les cotes découte de la
Télévision, mais ramènera dans la famille lart merveilleux du Conte, nous aidant
à raconter notre propre histoire (un cadeau aux applications illimitées) et à
reconnaître la dimension plus large de nos vies. 3. Rêves guérisseurs Dans notre «Culture du rêve», les groupes de rêveurs seront un élément
essentiel de chaque clinique, hôpital ou centre de soins et les médecins commenceront
lentrevue avec leurs patients en senquérant de leurs rêves tout autant que
de leurs symptômes physiques. Les coûts de santé dégringoleront parce que
lorsquon écoute nos rêves, on reçoit les clés de lautoguérison. Nos
rêves nous alertent souvent au sujet de problèmes de santé bien avant que les
symptômes ne se manifestent ; en portent attention à ces messages, nous pouvons
parfois éviter que ces symptômes apparaissent. Nos rêves nous donnent une image
impeccable de notre santé physique, émotive et spirituelle. Nos corps nous parlent
à travers nos rêves, nous donnant des conseils qui arrivent à propos sur ce que nous
devrions faire (ou ne pas faire) afin de les garder en santé. Par exemple: Le
rêve diagnostique de Gloria. Gloria souffrait depuis des mois denflure
douloureuse des nodules lymphatiques sous ses bras. Elle était malade de soucis
quant aux possibilités de cancer et insistait pour que le médecin pratique une biopsie
après une mammographie qui sétait révélée négative. Son médecin lui
mentionna que lenflure pouvait être causée par «la maladie des griffes du
chat». Gloria accepta des médicaments qui naméliorèrent en rien sa
condition. Frustrée, elle demanda un rêve-conseil. Elle rêva alors
quune personne se faisait installer une minerve, laquelle faisait partie dun
appareillage compliqué destiné à soutenir la tête. Dans le rêve, des personnes
riaient de la patiente dune façon qui irrita Gloria; elles ne semblaient pas
réaliser quelle sétait fracturé le cou. En séveillant, Gloria
ne vit aucun rapport entre son rêve et ses symptômes physiques. Mais elle
fut poussée à chercher une seconde opinion médicale. Son nouveau médecin
détecta un lien entre la douleur quelle ressentait sous ses bras et un problème de
cou dont elle navait pas été consciente. Son examen révéla une maladie
dégénérative des disques du cou. Lorsque cette maladie fut traitée,
lenflure sous ses bras disparut. 4, Soins de lÂme Dans «une Culture du rêve», nous nous rappellerons que les causes des
maladies sont avant tout autant spirituelles que physiologiques. Nous utiliserons
nos rêves pour surveiller et rectifier la perte dénergie, les intrusions
psychiques et les relations malsaines entre les vivants et les morts. Les intuitions
que nous aurons nous aideront à faire des rêves « Asklepian », de guérison
et de travail chamanique sur lâme, une partie intégrante de la médecine et de la
psychologie de tous les jours. Nous travaillerons avec les rêves qui nous alertent
de la présence de «voleurs dénergie» dans nos vies. Linda a rêvé que sa
voiture calait parce que quelquun quelle connaissait drainait sa batterie.
Elle se rendit compte que «le voleur dénergie» était un ami et remit en
cause leur relation. Nous utiliserons nos rêves pour faciliter le rétablissement
de lâme. Dans nos rêves, lorsque nous rencontrons une version plus jeune de nous-mêmes
ou que nous nous rappelons des scènes de notre enfance, nous sommes appelés à
reconnaître une perte dénergie beaucoup plus profonde; perte que les shamans
appelant «perte dâme». À travers les traumas et les abus, à travers la
dépendance ou une grande tristesse, nous pouvons perdre une partie de
lénergie vitale de notre âme. Pour tout le temps que cela manque, nous ne
sommes pas intacts et le trou ainsi créé peut être rempli par de la maladie et de la
dépendance. Les rêves nous montrent ce qui est advenu de «notre petit enfant »
et quil est temps de le ramener à la maison. 5. Incubation des rêves Dans «une Culture du rêve», nous nous souviendrons «de dormir dessus»;
demandant à nos rêves des conseils créatifs pour nos travaux
scolaires, nos projets au travail, nos relations
personnelles et pour tout défi auquel nous devons faire face
dans notre vie de tous les jours. Lorsque nous demandons dêtre guidés par
nos rêves. nous devons être prêts à accepter des réponses qui vont au-delà de nos
questions, parce que la source de nos rêves est infiniment plus profonde et sage que ce
que Yeats appelait «linsignifiant Esprit du quotidien» quelques-uns
des rêves que jai incubés ont été des points tournants dans ma vie; me
propulsant au-delà des limites de lordre du jour de lÉgo. Un
jour, je cherchai à obtenir un rêve-conseil sur un scénario pour une publicité à
suspense, en accord avec le plan que javais déjà utilisé pour un best-seller que
javais auparavant publié. Dans mon rêve, jentrai dans un luxueux
restaurant où se tenait un banquet pour des milliers de personnes, en mon honneur.
Il ny avait quun seul problème, le Grand Chef cuisinier avait quitté les
lieux parce quil naimait pas le menu. Je
compris le message: si je choisissais de me répéter dans la
poursuite dun succès commercial, je renierais la partie la plus créative de moi-même, mon «Grand Chef».
Jabandonnai donc le projet de livre, à cause de ce rêve qui avait été un rappel
salutaire que la véritable valeur ne doit jamais être confondue avec la valeur
marchande. 6. Utilisation du Radar du rêve En rêvant, nous replions le Temps et lEspace et nous nous
aventurons loin dans le futur. Dans mes journaux intimes, jai noté des centaines de similarités entre les rêves
et des événements subséquents dans mon quotidien. Voici deux exemples
typiques : Rêve no 1: Soixante-huit personnes sont inscrites à un de
mes ateliers. Le week-end compte plusieurs défis que mon rêve prépare en
détail (7/31-8/1/96). Contrôle:
Juste un an plus tard, soixante-huit personnes sinscrivent pour un de mes
ateliers. Le compte-rendu du vieux rêve mapporta des conseils précieux et
très spécifiques sur les défis qui allaient se présenter au cours du week-end
(8/28/97). Rêve no 2: Je regarde un petit chien à lair idiot couronné
dandouillers pour un concours de Noël. Le chien court dans la rue et se fait
tuer, mais il est magiquement ressuscité par une créature bizarre qui semble agir
dune manière tout à fait étrangère à tout comportement humain (3/9-10/97).
Contrôle: Le jour suivant, grâce à une correspondance manquée et à un
changement de vol, je me trouvai regardant le film du jour dans un avion en route pour
Denver. Un chien à lair idiot couronné dandouillers apparut sur
lécran. Le chien mourut, tué sur la route, et fut magiquement ressuscité
par un ange volant à ras-motte et qui était joué par John Travolta dans le film
Michael (3/10/97). Je nai jamais vu autant de temps perdu dans
«le travail sur le rêve» que lorsque nous manquons de faire un simple contrôle du
contenu du rêve en explorant la possibilité que nous avons peut-être vu le futur.
Dans «une Culture du rêve», nous travaillerons avec la prémonition de nos rêves sur
une base quotidienne nous développerons des stratégies pour réviser les futurs
possibles, tels quentrevus dans nos rêves, à notre bénéfice et à celui des
autres. 7. Bâtissons des communautés Lorsque nous partageons nos rêves avec les autres, nous reconnaissons quelque
chose de nous dans leurs expériences. En travaillant avec des «Groupes de
rêves» débutants, jai apprécié le plaisir de reconnaître les thèmes au fur et
à mesure du tour de table alors que les participants donnaient le titre de leurs
rêves. «Nu en public», «Retour à lécole», «Chute», «Dance
du serpent», «Ma mère décédée vient
me visiter». Lorsque nous rêvons, nous nous retrouvons dans la peau de
différentes personnes de même que dans les événements de leurs vies. Une femme
du Texas a partagé avec moi le rêve suivant: «étant dans le corps dun
homme noir, je déambule sur une rue à la Nouvelle-Orléans. Je remarque
quelque chose de différent dans ma perception de la température et dans ma façon de me
tenir. Je jette un coup dil vers le bas et je vois de très longues
jambes musclées
des jambes dhomme! Et elles sont noires! À ce
point, je me rends compte que je rêve. Je suis attirée par lodeur
merveilleuse de la nourriture cajun émanant dun restaurant. Un couple
dhommes blancs me bloque la route en faisant des remarques racistes.
Jentends quelquun me dire, par télépathie, «Sort de cet endroit avant de
succomber à sa rage»». La femme du Texas sémerveillait de voir comment
elle sétait retrouvée dans létat desprit dune autre
personne. « Si nous pouvions tous faire lexpérience dêtre
dans la peau de quelquun dautre, dit-elle, nous surmonterions nos préjugés
et nos préconceptions. Je crois quelle a raison. Dans notre «Culture
du rêve», nous bâtirons une communauté au niveau de lâme. 8. Art de mourir. Le chemin de lâme après la mort, disent les Indiens des plaines, est
le même que celui de lâme dans les rêves sauf
quaprès la mort physique, nous ne reviendrons pas dans le même corps. Le
travail sur les rêves est un outil essentiel à la préparation pour les conditions de
vie dans lau-delà. Par exemple : Wendy rêve quelle
glissait dans la glissoire dune piscine olympique super géante derrière sa
mère. Elle était heureuse mais perplexe parce que, dans sa vie éveillée, sa
mère est terrifiée par leau et na jamais appris à nager. Au moment où la mère de Wendy aboutit dans
leau, une barrière sembla sélever empêchant Wendy de la suivre. Comme
elle jetait un coup dil par-dessus la barrière, elle vit sa mère jouant avec
un très bel homme musclé quelle reconnu comme étant son père, tel quil
avait dû être lorsquil avait trente ans. Comme elle me racontait ce rêve,
Wendy me dit quelle sentait que sa mère vieillissante approchait de sa mort remplie
de frayeur. Sa mère navait jamais partagé ses rêves: «Jai fait le rêve que ma mère aurait
dû faire» dis Wendy sur un ton pensif. Je lui suggérai dessayer de raconter
son rêve à sa mère, en lui relatant tous les détails savoureux et sensuels et de voir
si, de quelque façon, elle pouvait en faire le rêve de sa mère. La mère de Wendy
apprécia cela et lui demanda de lui raconter le rêve encore et encore. Une semaine
plus tard, la mère appela toute excitée pour rapporter quelle avait rêvé
de son défunt mari. Il lui était apparu sous les traits dun bel homme de 30
ans. Il lui avait dit quil vivait dans une très belle vallée où
cétait toujours le printemps et quil lattendrait lorsque son heure
serait venue. Dans notre «Culture du rêve», les rencontres, dans nos rêves,
dêtres disparus ne seront plus considérées comme des symptômes
psychotiques. Elles seront étudiées avec soin pour établir lauthenticité
des contacts et pour savoir si elles contiennent de linformation qui pourrait être
utile, soit à la personne vivante, soit à la personne défunte. Dans lannée
qui a suivi la mort de mon père, il est venu à maintes reprises dans mes rêves pour
offrir dinestimables indications pour la famille, incluant de linformation
pratique et spécifique à laquelle je navais pas accès dans ma vie
éveillée. Quelques fois (tel que Jung la mentionné) les défunts semblent
avoir besoin de laide des vivants, particulièrement lorsque quils semblent
perdus ou confus; cela arrive souvent lorsquils nont pas conscience
dêtre morts. Les rêveurs vigilants développeront la capacité de dialoguer
avec ces esprits trépassés et de les aider à trouver le bon chemin. 9. Cheminer sur le chemin de lâme Le plus grand cadeau du rêve est de permettre la rencontre de notre «Petit
Soi» et notre «Grand Soi». Rêver activement est une forme vitale de souvenance
de lâme
une récupération de la connaissance que nous avions au niveau de
lâme et de lEsprit, avant notre entrée dans notre expérience de vie
actuelle. Une grande partie du mal que nous nous faisons à nous-mêmes et aux
autres vient du fait que nous avons oublié qui nous sommes et ce que nous devons
devenir. En rêvant, nous nous rappelons
et rencontrons dauthentiques
guides spirituels qui nous aideront dans notre cheminement. Je me rappelle clairement comment un guide visionnaire, qui mapparut pour
la première fois lors dune grave maladie alors que jétais enfant,
mapprit que toute connaissance est «Anamnèse»: la Récollection. En
rêvant, nous nous souvenons de notre parenté avec tout ce qui vit et avec la Terre qui
nous nourrit. En rêvant, nous marchons entre deux mondes et nous nous rappelons
que nos Esprits sont nés dans les étoiles. Dans une «Société de rêveurs»,
nous participerons activement à lémergence dune version plus douée et plus
généreuse de notre espèce: lhomme multidimensionnel. Nous
parviendrons à concevoir notre monde physique et le temps linéaire à partir dune
dimension plus élevée et à fonctionner (endormi ou éveillé) dans un état de
conscience multiple. Nous traiterons les autres avec une plus grande compassion,
sachant que nous sommes tous reliés et que nous ferons face aux événements de la partie
émergée de nos vies avec un plus grand courage et avec plus de générosité en sachant
que ceux-ci ne sont quune partie dune histoire dune plus grande
envergure. Créer «une Culture du rêve » nest pas de la
science-fiction. Cest un «futur possible» que tous les rêveurs peuvent
aider à manifester, parce que tous nous rêvons et quil viendra un temps où les
rêves démoliront la plus solide carapace du scepticisme et du matérialisme. Sans
prêcher, sans crier, nous tous qui attachons de la valeur aux rêves pouvons donner aux
autres un espace sécuritaire à partir duquel ils peuvent commencer à échanger leurs
expériences intimes. La rencontre peut se faire à un arrêt dautobus, dans
un supermarché, dans la file au bureau de poste ou encore autour de la table de cuisine;
avec un étranger ou un membre de notre famille abordant le sujet pour la première
fois. À ceux qui commencent à partager leurs rêves, nous pouvons faire le cadeau
de la validation, les assurant quils ne sont pas seuls, quils ne sont pas en
train de devenir fous et que leurs rêves ne sont pas «seulement» des rêves. Nous
pouvons encourager chaque rêveur à revendiquer son propre pouvoir, en reconnaissant
quil est lautorité au regard de ses propres rêves. Sans vouloir de positionner comme experts, nous pouvons offrir les conseils dun
habitué du voyage. Nous pouvons partager ce que tout rêveur sait : nous
sommes nés pour voler et dans nos rêves nous nous rappelons que lâme a des ailes! © 1999, 2004 Robert Moss. Tous droits réservés. |
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